Recrutement : l’équilibre Paris Province évolue doucement mais sûrement

Recrutement : l’équilibre Paris Province évolue doucement mais sûrementAvec la multiplication et la croissance des centres de services en province, les recrutements ne sont plus l’apanage de la région parisienne. Petit Tour de France des régions qui recrutent.



Vous rêvez depuis des années de vous installer en province ? C’est le moment où jamais de franchir le pas. L’Ile de France se voit en effet de plus en plus concurrencée par les prestataires en régions. Certes 75% de la population des informaticiens réside en région parisienne, mais les besoins se faisant croissants en régions, les opportunités s’avèrent particulièrement intéressantes pour les Parisiens en quête de meilleure qualité de vie. A cœur de cette croissance en province, la création depuis trois ans environ des centres de services des SSII.

Un phénomène parfaitement résumé par Jean-Marie Simon, DRH d'Atos Origin France : « En 2006, sur les 2 500 recrutements que nous avons effectués, 45 % concernaient la province, et principalement les grandes métropoles. En particulier celles où nous avons implanté depuis plusieurs années des centres de services. Le principe consiste à proposer au client la formule idéale en fonction de son projet. Car les centres de services offrent la meilleure qualité à un coût acceptable. Par exemple, si le client accepte le modèle des centres, son projet SAP sera réalisé à Bordeaux. » Et la tendance devrait s’accentuer en 2007, selon les prévisions des recruteurs qui visent un rééquilibrage entre Paris et la province. Avec bien évidemment de fortes variations entre les différentes régions.

Le Sud en tête

Si l'ensemble des régions françaises bénéficie de la reprise du secteur informatique, le Grand-Sud est sans conteste le gagnant de la tendance. Aquitaine, Provence Alpes Côte-d'Azur et Rhône-Alpes se disputent la palme des recrutements d'ingénieurs et techniciens. « Un quart de nos embauches en régions ont lieu dans le Sud-Ouest », énonce Dominique Duflo, DRH de Sogeti.

Le Sud-Ouest profite toujours de l'activité des secteurs aéronautique et spatial, fortement dominée à Toulouse par l'incontournable Airbus. Globalement, les profils recherchés concernent l'ensemble des métiers d'ingénieurs, avec des dominantes historiques. En parallèle, les centres de services modifient sensiblement et progressivement la répartition des compétences sur le territoire. Entre autres, les centres SAP de Capgemini à Toulouse ou d'Atos Origin à Bordeaux rassemblent les profils adéquats. Sophia-Antipolis, en Paca, demeure un point d'ancrage majeur dans les technologies de l'information. En particulier dans le secteur des télécoms, qui repart nettement à la hausse. Industrie, et notamment chimie, tertiaire, banque, entreprises publiques...

Le tissu économique de la région Rhône-Alpes fait preuve d'un fort dynamisme, avec des tendances assez diversifiées.


A l’Ouest des compétences variées


De la Normandie à la Bretagne en passant par le Centre, le Grand Ouest arrive en deuxième position derrière le Sud dans le palmarès des régions qui recrutent. La banque dans les Pays de la Loire, les assurances et les mutuelles dans le Centre et, bien sûr, les télécoms en Bretagne, même si Rennes vient à nouveau d’essuyer les coupes sombres du nouveau groupe Alcatel-Lucent. Mais à l'Ouest comme dans le Sud, les centres de services fournissent également de nouvelles opportunités aux ingénieurs locaux ou parisiens, notamment à Nantes. Accenture Technology Services, Steria et Atos Origin y ont installé d'importantes plates-formes de back office.


A l’Est, léger frémissement


Le Nord-Est de la France serait-il le parent pauvre de cette reprise généralisée ? Pas tout à fait, car les plans de recrutement figurent là aussi, mais dans une moindre mesure que dans les autres régions. A l'Est, l'industrie domine. Les offres portent sur des compétences en informatique industrielle. D'une part, équipementiers et constructeurs automobiles ou ferroviaires mènent des projets liés à l'informatique embarquée saupoudrée d'électronique.

D'autre part, les industriels poursuivent de même la mise en place des PGI - principalement SAP. « Lille est désormais considéré comme une banlieue de Paris. On ressent une réelle effervescence, qui se traduit notamment par une reprise du turnover, elle-même génératrice de recrutement », constate Thierry Bonnet de la Broderie, directeur du département systèmes d'information du cabinet de conseil Solic.


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