L’ingénieur validation a pour mission de vérifier les conformités du produit (logiciel, équipement, système) avec les spécifications d’origine et les normes officielles. Il travaille généralement chez un constructeur, un opérateur, une société de services, mais plus rarement dans une entreprise utilisatrice. L’ingénieur validation n’est pas intégré à l’équipe de développement, il dépend de la direction des études ou du département technique. Il doit aimer travailler seul de manière très rigoureuse et méthodique. En parallèle, on lui demande de posséder de bonnes qualités relationnelles car il est la pierre angulaire entre le développement, la documentation, l’intégration et la qualité. De même, on peut lui demander d’intervenir chez le client, pour la mise en place de tests, et aussi auprès des instances nationales et internationales de normalisation.
Principales missions
Établir un plan de validation et de qualification
Rédiger les spécifications des scénarios et des tests
Concevoir les outils de test, rédiger les procédures de recette
Faire des essais sur des sites pilotes
Identifier les problèmes, apporter les modifications et tester les corrections
Rédiger un rapport de validation, et éventuellement un dossier produit en vue d’une demande de certification
Formation
Ingénieur bac +4/5 (jeune diplômé ou 1ère expérience en développement)
Compétences professionnelles
Posséder les connaissances générales et spécifiques du domaine technique
Maîtriser parfaitement les méthodes de validation
Profil
Rigueur
Organisation
Respect des méthodes
Qualités relationnelles
Capacités rédactionnelles
Salaire
Le salaire d’un ingénieur validation débutant se situe entre 28 et 32 k€. Avec de l’expérience, il peut gagner entre 30 et 40 k€, voire 45 k€.
Évolution professionnelle
L’ingénieur validation pourra poursuivre sa carrière dans le développement, le management de projet, la qualité ou encore les méthodes.
La parole aux professionnels Mustapha Razzak, ingénieur validation indépendant
Quel a été votre parcours ?
J’ai une maîtrise en sciences physiques appliquées et un Master en optoélectronique. J’ai ensuite fait une thèse en télécommunications. Ma première expérience a été en laboratoire de recherche. Ensuite, je me suis mis à mon compte en tant qu’ingénieur validation dans le domaine des technologies de l’information. Après avoir été, dans un premier temps, spécialisé réseau et transmission optique, je suis maintenant sur les réseaux d’accès.
En quoi le métier d’ingénieur validation vous plaît-il ?
J’aime avoir à travailler sur un produit, autant sous l’angle technique que sous l’angle utilisateur final. Il est intéressant de devoir faire abstraction de tout ce que l’on connaît pour finalement se mettre à la place de l’utilisateur final. Le but est de voir si le produit va lui plaire d’un point de vue ergonomie, s’il va lui convenir en termes de maniabilité et de fonctionnalités.
Quelles compétences doit avoir un jeune qui souhaite devenir ingénieur validation ?
Il est évident qu’il doit maîtriser la technique, mais ce n’est pas suffisant. Il doit aussi avoir une grande ouverture d’esprit, avoir une vision globale du produit. Il est très important également d’avoir un esprit logique et un sens de la critique pour toujours se mettre à la place de l’utilisateur final et essayer de deviner son point de vue.
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