emploi informatiqueemploi informatique> Créez votre compte
Déposez votre CV informatique
JEUDIS
Mag'
 
ACCUEIL
 
ACTUALITÉS
 
FICHES
MÉTIERS
 
ÉVÉNEMENTS
 
LE DROIT
DU TRAVAIL
 
TOP
ENTREPRISES
 
CHAT
 
PORTAILS
THEMATIQUES
 
JEUDIS MAG
Retour à la rubrique : Les Jeudis Mag' | Actualités

L'INFORMATIQUE FRANÇAIS ENCERCLÉ PAR LES INDIENS ?


Mots clés : délocalisations, offshore, concurrence

Publié le 02/06/2005 14:42:29 © Copyright LesJeudis
Imprimer Envoyer par email Ajouter un commentaire Voter Mettre en flus RSS Lien permanent

L'informatique français encerclé par les Indiens?Après les délocalisations dans les secteurs traditionnels, le secteur de l’informatique va-t-il connaître le même déplacement de main d’œuvre ? La concurrence de l’Inde inquiète, même si le recours à l’offshore reste pour l’instant marginal en France.

À l’heure où le débat sur le référendum en France a marqué les esprits et a révélé au grand jour les peurs de l’insécurité sociale, un mot à fait recette :
« délocalisation ». Mais le plombier polonais n’a-t-il pas occulté des débats l’informaticien indien ? La délocalisation dans le monde des technologies de l’information porte un nom : l’offshore. Elle a un protagoniste, qui aimante 80 % des contrats : l’Inde. Et une histoire : 40 % des entreprises américaines se droguent à l’offshore.

Scénario classique : une société américaine envoie le matin par e-mail, à des informaticiens basés à Bangalore, les données du problème informatique auquel elle doit faire face. Après un sommeil réparateur, l’équipe reçoit la solution le lendemain. Elle économise ainsi 40 % de ses coûts en transférant ses opérations de back-office en Inde. Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte : le coût de la main d’œuvre, la taille des projets et la barrière de la langue, inexistante avec les Indiens anglophones.


2 millions d’emplois déplacés d’ici 2008

Selon le cabinet Deloitte Research, deux millions d'emplois vont se déplacer des pays occidentaux vers l'Inde d'ici 2008, dont une bonne partie sera qualifiée et spécialisée dans les services "business". D’ou les craintes qui naissent en France. Paul Hermelin, président de Cap Gemini Ernst & Young, déclarait ainsi dans La Tribune en 2003 : « Les sociétés de services et d'ingénierie en informatique - SSII - connaîtront un scénario de délocalisation comparable à celui des entreprises textiles. » À l’époque, sa société comptait 600 employés en Inde (sur un effectif total de 52 600 personnes). En 2005, le nombre d’employés indiens a cru de 300 % quand celui des employés globaux augmentait de 13 %. Le phénomène s’est donc concrétisé. Mais quel est le pourcentage de clients français dans le chiffre d’affaires de la filiale indienne ? Une question sans réponse puisque la société Cap Gemini ne souhaite plus communiquer sur ce sujet brûlant.

D’après le cabinet d’études IDC, les protagonistes de l’offshore indien ne représenteraient pas, pour le moment, une menace directe pour les informaticiens français. Les sociétés indiennes d’offshore ont construit leur succès sur des marchés verticaux comme les télécoms, les nouvelles technologies ou la recherche automobile, faisant de la maintenance ou améliorant des applications fonctionnant sur des systèmes embarqués. Or une des caractéristiques françaises, comme le rappelle Pierre Dellis, délégué général du Syntec-Informatique, est « l’incapacité congénitale du client français à définir des normes stables. Nous sommes dans une culture du mouvant et, entre la mise en chantier du projet et sa conception finale, il y a une évolution que les sociétés d’offshore ne pourraient contrôler. La défaillance se situe au niveau de la maîtrise d’ouvrage. » Le modèle indien devrait tout de même s’imposer en Europe, selon l’étude IDC, du fait «des ressources internes, du savoir-faire et de l’engagement de cette industrie. »


« Comparer avec le textile n’a aucun sens »

Ivan Beraud, secrétaire général du syndicat Betor Pub CFDT, reste très mesuré : « Depuis 1998, on entend parler d’informaticiens indiens qui viendraient envahir le sol français et déstabiliser le marché national. Rien de cela n’est arrivé et pour une raison simple : les informaticiens indiens sont très bien payés dans leur pays et ont un niveau de vie relativement supérieur aux Français. Alors comparer la situation avec le secteur du textile n’a aucun sens. »

Autre raison de ne pas – trop – s’alarmer : en Europe occidentale, les services Recherche et Developement englobent bien plus que de la maintenance et du développement d’applications. Le système offshore, et notamment le body shopping (location de main d’oeuvre), ne convient pas toujours dans des projets qui nécessitent une présence locale. D’ailleurs, on voit se développer un phénomène concurrent : le nearshore. Des entreprises en province remportent les marchés, grâced à des coûts moindres et à leur proximité. « La France reste immunisée contre l’offshore du fait de sa culture, estime Pierre Dellis. Le client demande un rapport de proximité et n’hésite pas à en payer le prix. Quant au développement de programmes et à leur maintenance, ce qui représente 30 à 35 % de l’activité, il est potentiellement délocalisable. Mais le chiffre d’affaires offshore stagne depuis 2 ans aux alentours de 2 %. Le nearshore reste l’alternative, avec Unilog et IBM qui décentralisent vers Amiens ou Clermont-Ferrand. Les grosses pointures ont plus de faciliter à offshoriser mais si elles le font, c’est en toute discrétion. »

Les Jeudis



Commentaires


23/10/2008 02:17:59 - pef
travaillant avec un sous traitant indien, le resultat est catastrophique, le niveau en informatique est minable, mais les directeurs de l entreprise (pas competance technique) ne voit que le salaire. Tous les projets sont repris par des techniciens en france. On pert un temps phenomenale pour les reprendre, derive reguliere pour des gains par ailleurs tres tres limite Si on emet un commentaire negatif, on est pris pour des refractaires qui veulent proteger leur emploi, la phrase par excellence "c'est l'avenir". Si c est ca l'avenir on est mal barre.

18/09/2007 16:09:06 - Fred
Depuis longtemps on parle de délocaliser l'informatique dans les pays en voie de développement. J'ai travaillé il y a 10 ans sur un gros projet d'assurance où l'on prévoyait déjà de réaliser les développements au Vietnam. Cette volonté n'a pu se concrétiser. La raison : les projets informatiques sont tellement mal gérés (analyse, spécification, planning) que les 3 acteurs principaux Utilisateurs finaux, Fonctionnels et Développeurs doivent être constamment en relation directe sans quoi le résultat est catastrophique. Aujourd'hui comme il y a 10 ans, rien n'a changé. En conclusion, ce qui nous sauve, et je pense pour quelques années encore, c'est que l'informatique c'est encore le cirque !


haut de page Haut de page  

AJOUTER UN COMMENTAIRE
 
Déposez votre CV WORD
En 2 mn chrono avec le CV SCAN !
 
ou en quelques clics
avec le formulaire classique
Logo Lesjeudis


Inscrivez-vous à la Newsletter
Votre email :
Pour consulter la dernière newsletter, cliquez ici.
Événements Voir tous les événements
FORUM DECIDEO 2008
Mardi 2 Décembre 2008 à Paris-Musée de l'informatique - Toit de la Grande Arche - Parvis de la Défense - 92000 PARIS LA DEFENSE

3 et 4 décembre 2008 - FORUM RECRUTEMENT VIRTUEL GRANDES ECOLES
3 et 4 décembre 2008 à Sur le web

10ÈMES JOURNÉES DOCTORALES EN INFORMATIQUE ET RÉSEAUX (JDIR'09)
Du 2 au 4 Février 2009 à Belfort

Fiches métiersVoir tous les métiers
Consultant indépendant
Architecte middleware
Formateur CRM
Technicien réseaux et télécoms
Responsable du parc et des réseaux de télécommunications
Consultant communication & réseaux
Technicien support salle de marché
Consultant MOA finance
Chef de projet banque
Developpeur Java J2EE
Focus entreprise

NEXEO, spécialiste de la finance de marchés
Charlotte Issoire, chargée de recrutement et communication RH chez Nexeo répond à nos questions.