Quand la chaleur s’installe
Dans un bureau, la température dite « de confort » se situe généralement entre 21 et 23 degrés avec un taux d’humidité relatif de 50%. Celle ci doit être légèrement plus élevée en été pour limiter les différences entre l’intérieur et l’extérieur. Pourtant, entre l’ordinateur, l’éclairage ou encore les rayons de soleil qui viennent frapper à la fenêtre, le bureau peut très rapidement se transformer en un véritable sauna. Afin d’éviter que la chaleur ne prenne ses quartiers dans les locaux, il faut apprendre à la canaliser. Quelques gestes simples comme baisser les stores ou encore éteindre tous les appareils pouvant constituer une source de chaleur peuvent ainsi permettre de limiter les températures excessives. Notons par ailleurs que l’utilisation du ventilateur, certes très efficace, est fortement déconseillée dès lors que la température avoisine les 32 degrés. A ce stade, l’appareil ne permet plus de rafraîchir, mais participe au contraire à réchauffer l’atmosphère !
Les conséquences sur le salarié
Si la chaleur est agréable dans certains contextes, une ambiance chaude au bureau peut avoir non seulement des conséquences sur la santé mais peut également perturber l’activité de l’employé. Au cours d’une exposition à la chaleur, des symptômes d’altérations physiologiques simples comme les mains moites peuvent apparaitre dans un premier temps. Des effets physiologiques peuvent également intervenir sous la forme de trouble de la concentration, un manque de réactivité affectant la performance et la productivité. Bien sûr certaines conditions physiques comme l’âge, la santé ou encore la masse corporelle jouent de manière significative sur la tolérance à la chaleur. Néanmoins, la loi prévoit un certain nombre d’obligation à destination des employeurs pour garantir le confort de leurs employés.
Ce que dit la loi
La loi ne prévoit pas de seuil de température maximal qui supposerait l’arrêt provisoire de l’activité, le code du travail prévoit malgré tout un certain nombre de règles à respecter concernant le travail en période de chaleurs. L’article L.230-2 oblige par exemple les employeurs à « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs de l'établissement ». L’employeur est dont tenu par exemple à mettre à disposition des salariés de l'eau potable fraîche pour la boisson (article R.232-3-1). Dans les locaux de travail, l'air doit être renouvelé de façon à éviter les élévations exagérées de température (article R.232-5). L’évacuation des bureaux est d’ailleurs recommandée en cas de défaut prolongé du renouvellement d'air, dès lors que la température dépasse les 34 °C. Notre rapport à la chaleur varie bien évidement en fonction de la pénibilité du travail, mais même les salariés sédentaires ne sont pas épargnés par les inconvénients inhérents aux températures élevées. Pour passer l’été dans de bonnes conditions, un seul mot d’ordre, anticipation et adaptation ! * Une journée est dite inhabituellement chaude lorsque la température dépasse les 30° à l’ombre. |