Les start-ups ne font pas rêver les jeunes cadres pourtant ...

Les start-ups ne font pas rêver les jeunes cadres pourtant ...

Loin de l'image d'Epinal dressée par leurs fondateurs, travailler dans une start-up ne ferait pas rêver tout le monde. Quand on pose la question aux cadres de moins de 40 ans, ils sont seulement 11% à préférer travailler dans une start-up. Pourtant ces jeunes pousses peuvent être de fantastiques tremplins de carrière.

C'est le résultat d'une étude IPSOS, en partenariat avec HEC au Féminin : les jeunes cadres de moins de 40 ans préfèrent de loin être embauchés par une grande entreprise (58%), travailler dans la fonction publique (50%), voire même être à leur compte (28%) plutôt que de travailler dans une start-up (11%.)
Participer au développement d'une start-up signifie qu'il faut tout d'abord être passionné par ce que l'on fait, être prêt à accepter une certaine charge de travail sans forcément voir l'impact immédiat sur sa feuille de salaire. Mais c'est aussi être conscient du fait que l'échec de la structure peut arriver beaucoup plus vite que dans n'importe quelle autre entreprise.
C'est ce manque de sécurité qui semble peu convenir aux jeunes cadres, sauf peut-être les femmes, en particulier les anciennes de HEC, qui seraient prêtes à prendre des risques : 36 % d'entre elles préféreraient travailler dans des start-ups, contre 7 % dans la fonction publique.

Selon Dominique Lévy-Saragossi, directrice générale France chez Ipsos, ce sont les personnes les plus diplômés et les plus expérimentés qui sont les plus séduites par l'environnement technologique et innovant des start-ups. Cette attirance s'explique tout simplement par le fait que leur aisance financière peut leur permettre de prendre des risques.

Comment les start-ups peuvent-elles faire pencher la balance en leur faveur ?

Il n'y a pas que des risques à travailler dans une start-up. Tout d'abord elles recrutent, 94 % des start-up ont déclaré vouloir embaucher en 2016 (Source : Résultats du 5e baromètre EY sur la performance économique et sociale des start-up numériques en France.) Les programmeurs et des développeurs sont les profils les plus concernés par ces embauches, à hauteur de 50%. Les profils commerciaux et marketing sont également recherchés, près d'un tiers des recrutements.
De plus, les start-ups embauchent en CDI (92% de salariés en CDI) et sont plutôt fiables économiquement malgré ce que l'on peut penser : leur taux de défaillance est de 2,25 %, soit plus bas que la moyenne de l'ensemble des défaillances françaises situé à 2,54 % (source : Chiffre Coface, Février 2015.)
Les start-ups compensent leurs plus bas salaires par des cadeaux financiers tels que des stock-options, des actions gratuites ou des bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise (BSPCE, distribution gratuite d'une partie du capital de l'entreprise aux employés.)

Enfin, au-delà de l'aspect financier, la start-up permet surtout plus de liberté et d'autonomie : un meilleur équilibre entre vie pro et perso, se sentir concerné par le business qu'on fait pousser, moins de hiérarchie, des process allégés, des prises de décisions plus rapides, et donc des projets qui avancent plus vite.

Agilité, responsabilité et liberté semblent être les trois atouts des start-ups qui peuvent faire pencher la balance. Alors, prêts à vous lancer ?

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