Ingénieur en systèmes embarqués : mission réussie pour Madani !

35 ans, 10 ans d'expérience professionnelle, Madani Norka est fier de nous présenter son parcours professionnel, qui n'a pas toujours été facile.


Ingénieur systèmes embarqués« Au début, je ne savais pas exactement le métier que je voulais exercer, mais l'électronique et l'informatique m'ont toujours intéressé », explique Madani Norka. C'est alors qu'il entame des études professionnelles après un Bac S. Cependant, issu d'une famille très modeste, arrivé de Guyane à 18 ans, il est contraint d'arrêter ses études et de travailler. Jusqu'à ce qu'il puisse les reprendre et obtenir en 2000 un DUT GEII (Génie Electrique et Informatique Industrielle). « L'intérêt de ce diplôme est qu'il donne des compétences élargies : électronique, informatique, automatisme... »

Diplôme qu'il complète par une licence pro puis une licence EEA (Electronique, Electrotechnique, Automatique) pour « rattraper le niveau en mathématiques », une composante importante lorsque l'on souhaite travailler dans les systèmes embarqués, « même si, avoue-t-il, on ne s'en sert plus du tout dans le travail ». Après un stage portant sur les micro-ondes, Madani décide d'aller encore plus loin et d'obtenir un Bac +5. « Je m'occupais d'un logiciel chargé de faire des tests de fritage au sein d'un projet européen sur les micro-ondes. Je devais paramétrer et développer ce logiciel. C'était vraiment intéressant et cela m'a donné envie de poursuivre mes études. »

Son intérêt pour les systèmes embarqués viendra un peu plus tard, en 2006, lors d'une mission de près de deux ans chez Novamems (devenu Fialab en 2013), à Toulouse. « J'étais chargé de récupérer les informations mesurées par un réseau de capteurs sans fil, des équipements autonomes très petits, des petites puces d'un centimètre sur un qui mesuraient la température, l'humidité, la luminosité, etc.

Malheureusement, nous étions en avance sur notre temps et l'entreprise manquait de clients. » C'est ainsi qu'après une période de latence où Madani enseigne la physique appliquée à des classes de BTS électrotechnique, il gagne la région Ile-de-France et décide de travailler en prestation : avec la société de services Ausy d'abord, puis avec Akka. « Même si cela était mal payé, cela m'a permis d'acquérir de l'expérience, tout en ayant la possibilité de choisir car j'avais fermement indiqué sur quelles missions je souhaitais travailler. »

Parmi les missions effectuées, PSA Continental, où il travaille sur un système d'autoradio, Thalès et Siemens STS, pour lequel il conçoit un prototype de contrôle des trains. « J'ai compris que le ferroviaire m'intéressait au plus haut point, j'avais trouvé ma voie ! », sourit Madani.

C'est cette même société, Siemens, qui l'embauche à la suite d'une ultime mission, en 2011. Son travail ? Concevoir un système de métro sans chauffeur (calculateur), le développer et l'intégrer. « Une activité très variée sur des projets tentaculaires qui mêlent le soft, le matériel, les procédures et le suivi des équipes à l'étranger.

Ce qui me plaît c'est que l'on ne s'ennuie jamais ! ». Quand on lui demande des conseils pour ceux qui souhaitent travailler dans les systèmes embarqués, il en donne trois : « savoir assez tôt ce que l'on veut, acquérir le plus d'expériences possibles (y compris grâce aux ESN) - quitte à faire des sacrifices au niveau du salaire - et penser à l'alternance, qui permet d'intégrer plus facilement une entreprise. » Mission réussie pour Madani...

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