Bilan du mouvement #ReviensLéon

slasherVous vous souvenez de l'opération #ReviensLéon lancée en mai 2015 pour inciter les Français expatriés à revenir à la maison travailler dans une start-up ? A l'époque, cette initiative, soutenue par le label French Tech et prise par une dizaine de jeunes pousses telles que BlaBlaCar, Sigfox ou LaFourchette, avait fait grand bruit ! Qu'en est-il neuf mois après ? En réponse à 230 annonces d'emploi, le collectif a tout de même recueilli plus de 5 000 candidatures, envoyées pour moitié par des Français et pour autre moitié par... des étrangers ! Pour autant, au final, seulement huit "Léon" ont rejoint le sol Français, intégrant effectivement les rangs de quatre start-ups nationales : BlaBlaCar, Dataiku, iAdvize et Sigfox.

Principal frein à l'activité des start-ups en France : les formalités administratives, plus compliquées qu'en Angleterre ou qu'en Allemagne. Autre raison pour laquelle les frenchies semblent hésiter à revenir au bercail, le manque de structures de soutien, pourtant en nette progression depuis quelques années. Le cadre de vie et le montant des rémunérations auxquels les expatriés français se sont habitués à l'étranger expliquent également une certaine frilosité.
Par ailleurs, #ReviensLéon pointe du doigt un temps de réinstallation et un processus de recrutement (de 6 à 12 mois) qui peuvent être longs. Pourtant, le collectif a bien fait les choses : un programme sur trois ans avec un site dédié contenant les offres d'emploi au sein des start-ups partenaires, une ouverture à l'international, des fiches pratiques donnant des informations sur le retour au pays (appui pour la recherche de logements et/ou de nounous, mise à disposition d'experts juridiques, fiscalistes...).
A défaut de frenchies, #ReviensLéon envisage de recruter des étrangers. Une version anglaise du site devrait voir le jour cet été et les étrangers pourront bénéficier d'un dispositif d'accompagnement pour les formalités administratives notamment.

En tout cas, le programme #ReviensLéon continue son développement. A ce jour, il rassemble 17 entreprises  françaises – dont Showroomprivé et le groupe LVMH – autant de membres qui, approchés par des start-ups séduites par cette opération séduction, ont ouvert des bureaux internationaux partout dans le monde, dont 19 en Europe.

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