Réussir son entretien d'évaluation

Réussir son entretien d'évaluationPar tradition, la fin d’année est synonyme de « trêve des confiseurs ». Oui, mais pas dans le domaine du travail où les entretiens annuels d’évaluation débutent. Comment appréhender cet exercice imposé ? Réponse en cinq commandements.

L’entretien fait peur. Même si l’on est en poste fixe. On a l’impression de revivre le parcours initiatique qui a permis l’obtention du poste... « Psychologiquement, le salarié se retrouve en position de candidat, et le candidat redevient collégien avant le premier conseil de classe », indique Cécile Jodlowski, sociologue d’entreprises.

Règle numéro un : dédramatiser la rencontre
S’en convaincre pour éviter la surdose de stress ! Ce rendez-vous annuel permet non pas d’être jugé mais d’optimiser ses chances de progresser dans l’entreprise.

Règle numéro deux : déterminer sa stratégie
L’étape indispensable. Une bonne stratégie permet d’anticiper les questions qui seront posées par la préparation des réponses et d’éventuelles ripostes. Il est nécessaire de bien connaître son sujet afin de donner une impulsion favorable à l’entretien. Une semaine avant, réfléchissez aux compétences à valoriser, à vos souhaits professionnels, à une formation. Bref, à ce que vous voulez faire et être dans la structure. S’il existe, procurez-vous le document « type » sur lequel se fondent les ressources humaines (grille des activités, de compétences...). Sinon, renseignez-vous auprès de votre hiérarchie pour connaître les conséquences de cette rencontre. Faites parler les autres salariés !

Règle numéro trois : ne pas être modeste
Jour J. Une grande inspiration et c’est le face-à-face. Mieux vaut laisser la hiérarchie commencer et être prêt à résumer son bilan annuel, avant de revenir, point par point, sur les différentes missions accomplies. La bonne durée d’un entretien est d’au moins une heure, en essayant d’éviter le lundi matin et le vendredi après-midi. Avoir ses notes sous la main permet d’éviter le « trou », de montrer sa motivation ou se donner une contenance. N’hésitez pas à vous expliquer sur une défaillance pour « mettre les choses au point » et valoriser les points positifs de votre travail. Et surtout, en étant votre propre avocat, évitez toute modestie inutile. Mais n’oubliez pas de rester sur un plan professionnel et de garder la distance nécessaire à ce type d’exercice.

Règle numéro quatre : proposer
Après le bilan, il ne faut pas hésiter à être force de proposition. Engagez une conversation pour étudier vos opportunités d’évolution. Ce doit être la conclusion logique à toute la démonstration qui a précédé. S’exprimer, ne pas se laisser impressionner, négocier une augmentation : c’est à ce moment-là qu’une carrière peut se jouer.

Règle numéro cinq : poursuivre dans la voie fixée
En signant le document qui doit être remis à la DRH pour attester du bon déroulement de l’entretien, demandez éventuellement un autre rendez-vous. Pour revenir sur une évolution ou une augmentation de salaire, par exemple, si cela n’a pas été fait.