SECTEUR INFORMATIQUE : LES BONNES RAISONS DY CROIRE ENCOREC’est une hausse du chômage minime pour le moment, mais une hausse tout de même pour le Munci qui s’inquiète encore une fois de voir le nombre de demandeurs d’emploi en informatique passer de 19 297 fin août 2008 à 19 508 fin septembre 2008. Une conjoncture également inquiétante pour le Syntec qui peine à se prononcer sur l’estimation du taux de croissance du secteur pour 2009. Partout, les acteurs du secteur informatique se rongent les sangs ne sachant à quelle sauce ils vont être mangés. Pourtant, et quitte à contredire les statistiques, la santé du marché informatique n’est pas aussi alarmante qu’elle n’y paraît et que certains voudraient bien nous faire gober. En fait, il y a même encore de bonnes raisons d’y croire.
Marché informatique, pourquoi faut-il encore y croire 1) Une situation courante en cette période Le secteur informatique est un marché très cyclique. Pour Michèle Havelka, présidente de l’ANIF, les plans de licenciements ne sont pas directement causés par la crise. « La baisse de l’activité est conjoncturelle. A la fin de l’année, les entreprises atteignent leurs quotas de recrutements et les embauches reprennent généralement au 1er semestre de l’année suivante. Ensuite, l’offshore, qui est de plus en plus utilisé par les sociétés françaises concourt à délocaliser les postes et donc les recrutements sont moins nombreux en France. » 2) Le Syntec y croit encore Dans les périodes d’incertitudes comme celle que nous vivons aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre tout et n’importe quoi. Certains avis nous remontent le moral, alors que d’autre nous font voir le pire. Alors qui croire ? Pour une fois, écoutons la voix du « Saint Tech » informatique, grand organe visionnaire des Sociétés de Conseil et de Services Informatiques. 2008 fut une année particulièrement faste pour le secteur des logiciels et services qui a réalisé un chiffre d’affaires de 42 milliards € soit une croissance de 6%. Pour l’année à venir et malgré un manque de visibilité, le Syntec prévoit un « léger fléchissement » de l’activité. En clair, une croissance, mais moins importante que celle de 2008 soit de 2 à 4%. Autant dire que les médias ont peut-être un tantinet extrapolé en parlant de crise du secteur IT. Et pourquoi pas une récession tant qu’on y est ? 3) Recruter et se faire recruter malgré tout GFI, EXPECTRA, AKKA TECHNOLOGIES, BULL… Toutes les sociétés de services ne vont pas du jour au lendemain suspendre leurs plans de recrutement. Pourquoi ? D’une part, parce que les projets 2009 sont déjà définis depuis longtemps et qu’il va y avoir besoin de compétences pour plancher dessus, et d’autre part parce que les chiffres d’affaires records de l’année 2008 doivent être réinvestis dans de nouveaux projets. Donc, « même si les entreprises se montrent légèrement plus frileuses à l’investissement sur des projets IT, les SSII ont tout intérêt à ne pas s’endormir sur leurs lauriers tout comme les informaticiens qui doivent entrer sans plus tarder sur le marché de l’emploi en crise pour rester « dans le coup » », souligne Alexandre Xiradakis, Directeur Marketing et Communication du site Lesjeudis.com. Finalement, le secteur informatique aujourd’hui c’est : un joyeux mélange de chiffres plus ou moins utopiques, de médias, plus ou moins alarmistes et d’une réalité, plus ou moins laborieuse. Et dans tout ça, à vous de choisir votre camp : l’optimisme ou le pessimisme ! (1)Distributique http://www.distributique.com/actualites/lire-le-nombre-de-chomeurs-progresse-dans-l-informatique-11142.html (2) MagIt http://www.lemagit.fr/article/ssii-emploi-syntec/1665/1/syntec-annonce-taux-chomage-plancher-sur-2008/ (3) JDN http://www.journaldunet.com/solutions/acteurs/actualite/le-syntec-prevoit-un-ralentissement-de-l-it-en-2009.shtml Dernière mise à jour: 26/10/2009 - 11:14 AM
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