1 - La grossesse : Le code du travail (art. L. 122-25) interdit de rechercher ou de faire rechercher toutes informations sur l'état d'une grossesse. La candidate n'est pas tenue de répondre aux questions du recruteur sur ce sujet.
2 - La situation de famille : Le code du travail (art. L. 123-1) sanctionne l'employeur qui prend en compte le critère de la situation de famille dans sa décision finale d'embauche. Vous n'êtes pas tenus de répondre aux questions n'ayant pas un lien direct et nécessaire avec le poste à pourvoir. Mais attention, si votre poste suppose la connaissance des informations confidentielles de l'entreprise, les question du recruteur sur la société de votre conjoint(e) rentreraient dans le cadre de la législation.
3 - Les convictions religieuses (cf. art. L416 du code pénal), l'appartenance syndicale (cf. art. L. 412-2 du code du travail) et les opinions politiques (cf. préambule de la constitution) : Le salarié qui prouve avoir été évincé d'un emploi au vu de ces différents points, peut réclamer à l'employeur des dommages-intérêts.
Attention :
Le candidat à l'embauche doit répondre loyalement aux questions ayant un lien direct avec les missions du poste à pourvoir. Ce principe initiateur de la confiance mutuelle doit être impérativement respecté sous peine de licenciement, parfois même pour faute grave (exemple : si le candidat ne précise pas qu'il est lié à une clause de non concurrence envers son précédent employeur, …).
Le salaire :
Votre meilleure référence est le magazine Courrier Cadres de l'APEC, qui publie des offres d'emploi dans le secteur High Tech en précisant le salaire de chacun. Vous pouvez également vous informer auprès de relations exerçant dans ce même secteur.
La négociation du salaire ne doit être abordée qu'en fin d'entretien. Si votre interlocuteur vous demande vos prétentions de salaire dès le début de l'entretien, considérez que vous n'avez pas pu apprécier la nature exacte et la valeur du poste pour pouvoir répondre à sa question. Vous devez pouvoir justifier vos prétentions, par rapport à votre précédent poste, à vos futurs responsabilités…
Nous vous conseillons de proposer une fourchette de salaire. N'hésitez pas à questionner votre interlocuteur sur le budget alloué à ce poste.
Ensuite mettez la barre au plus haut et entamez la négociation intelligemment en vous appuyant sur le descriptif du poste et ses responsabilités !
1 - Le poste est très intéressant, le salaire l'est un peu moins: Ne donnez pas à votre interlocuteur le montant de votre précédent salaire (s'il est supérieur). Votre candidature risque de ne pas être retenue de peur que vous essayez de retrouver un meilleur salaire ailleurs.
2 - Votre salaire actuel : Ne répondez pas trop vite. N'omettez pas les avantages et gains acquis dans cette société (voiture de fonction, stocks options, …)
3 - Votre salaire minimal : Il est souvent gardé comme référence alors ne descendez pas trop bas, car vous ne pourrez faire marche arrière.
4 - Votre salaire dans les mois et années à venir, vos perspectives :
Des augmentations légales de salaire ont lieu en juillet et en décembre, respectivement de 2%, alors méfiez-vous des hausses de salaire mensongères !
A la question, combien souhaitez-vous gagner dans deux ans ?, privilégiez un chiffre faisant appel à l'évolution de votre pouvoir d'achat.
Remarque : S'il vous apparaît que vous êtes le candidat " désiré ", vos prétentions ne tiendront qu'une moindre importance dans la décision finale. Vous pouvez toucher une rémunération supérieure à la moyenne, rester favorisé par rapport aux autres candidats aux prétentions inférieures…
Le langage corporel
Quand vous rencontrez une personne pour la première fois, vous vous faites, dans la minute, une certaine idée d'elle. Lors d'un entretien d'embauche, votre interlocuteur se fie également à ses premières impressions. Votre tenue vestimentaire, votre attitude, votre poignée de main, votre ponctualité, voire même votre manière de bouger (en particulier bras et jambes) sont notées avec acuité par le recruteur. Il est primordial que vous vous arrêtiez à ce qu'exprime votre langage non-verbal.
55 % du message est transmis par le langage corporel. La voix intervient pour 38 %, tandis que les mots ne comptent que pour 7 %.